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Saïed : 'Protéger le patrimoine archéologique... Un impératif'

Le président de la République, Kais Saïed, a reçu, mercredi après-midi au palais de Carthage, la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi.

Lors de cet entretien, le chef de l’État a insisté sur le rôle central de l’Institut national du patrimoine (INP) et de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC) dans la préservation et la protection du patrimoine archéologique, historique et civilisationnel du pays.

Cette rencontre intervient à la suite de la visite effectuée par le président dans la banlieue de Sidi Bou Saïd, où il a constaté l’ampleur des dégâts provoqués par les récentes pluies abondantes, qui ont entraîné plusieurs glissements de terrain.

Le président de la République a souligné que de nombreuses constructions ont été réalisées sans tenir compte de la nature du site et en contradiction avec son caractère patrimonial spécifique, perturbant ainsi l’équilibre naturel de la région. Il a appelé à la prise de mesures urgentes pour protéger la ville de Sidi Bou Saïd, qui accueille,  chaque année, des dizaines de milliers de visiteurs, préserver sa spécificité architecturale et culturelle et accélérer son inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le chef de l’État a, également, donné ses instructions afin de trouver, dans le cadre de la loi, des solutions urgentes au profit des personnes affectées par les glissements de terrain, dans l’attente de l’élaboration d’un nouveau plan d’aménagement urbain conforme au style architectural authentique de la région.

Par ailleurs, le président de la République a souligné la nécessité pour le ministère des Affaires culturelles et les institutions qui en relèvent, en coordination avec les différentes parties concernées, de renforcer la protection du patrimoine national et d’œuvrer à la récupération des biens pillés. Il a mis en garde contre les réseaux de trafic qui tentent de s’emparer des vestiges archéologiques, en particulier après les récentes intempéries qui ont mis au jour de nombreux sites, jusque-là inconnus dans plusieurs régions du pays.

Il a estimé que cette situation n’aurait pas existé si des autorisations de bâtir n’avaient pas été accordées par le passé --et continuent de l’être aujourd’hui-- dans des zones classées sites archéologiques, où toute construction est pourtant interdite, favorisant ainsi l’appropriation illégale des vestiges.

 

Avec TAP